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Andrew V. Kudin
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23 . 11 . 2017   
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EN ARRIÈREEN ARRIÈRE
LA BIOGRAPHIE

La vie de chacun de nous peut être racontée d’une manière différente. En d’autres mots, chaque personne peut avoir quelques biographies, tout à fait différentes, mais en même temps toutes les biographies vont correspondre à la réalité.

A mon avis, il est un peu bête de fourrer tout dans une seule biographie. Puisque la Vie ressemble au cristal polyèdre, il serait mieux de parler de toutes les facettes de ce cristal, de l’examiner de différents côtés.

Alors

Par quoi alors commencer à parler de moi-même? Peut-être premièrement je parlerais en bref de moi-même, et après on passerait à ce qu’on appelle les biographies officielles.

 

 

  

I. Autobiographie en bref.

 

Après avoir passé 9 mois dans les conditions confortables, j’ai décidé de voir comment est notre planète Terre.

Le 23 août 1965 à 1 heure de l’après-midi j’ai pris la liberté.

La maison d’accouchement se trouvait au centre de Kiev, à côté du batiment rouge de l’Université, à droite, si vous vous mettez face à celle-ci et le dos au monument Taras Chevtchenko.

C’était un jour chaud et ensoleillé, un dimanche. A mon apparition au monde autour de moi s’agitaient et couraient des gens inconnus en blouses blanches. Eux tous étaient très préoccupés par une seule chose – pourquoi je ne pleurais pas? Moi à mon tour je ne pouvais point comprendre à quoi sert pleurer? Le monde que j’ai vu à ce moment-là m’a plu en général.

Quelques jours après on m’a soigneusement enveloppé en langes propres, emballé en couverture et on a sorti solennellement dans la rue.

Mon premier voyage n’était pas long. On m’a apporté dans l’appartement se trouvant rue Pouchkinskaya. Et c’est là que j’ai passé le premier an de ma vie. En 1966 ma Famille a déménagé dans un appartement spacieux rue Karl Marks (à présent rue Architecte Gorodetskiy). Mes parents et mon frère aîné Alexandre ont déménagé avec moi.

Mon frère faisait ses études, mes parents travaillaient.

Ma mère – Kiritchenko Galina Andronovna enseignait des langues étrangères. Mon père Kudin Viatcheslav Alexandrovitch enseignait l’histoire de la culture, l’éthique et l’esthétique.

Dans notre maison il y avait toujours plein de livres – en reliures variées et en plusieurs langues. Les livres étaient partout – sur les étagères, dans les armoires, dans tous les endroits imaginables ou pas de notre appartement. Tous qui venaient chez nous s’étonnaient de la quantité des livres. D’ailleurs, de quoi s’étonner? Mes parents se sont connus à la bibliothèque.

Après que j’ai un peu grandi, les parents ont essayé de m’envoyer à l’école maternelle.

Cette tentative a quand même échoué. L’école maternelle m’a déplu et j’ai refusé carrément d’y aller. Je me souviens bien que c’était l’hiver, il faisait si froid et si sombre. On me réveillait chaque matin et on m’habillait encore endormi. J’avais très sommeil, mais on continuait à m’habiller et on me sortait dans la rue froide. Après cela je me trouvais dans un local plein d’enfants pleurants comme un oeuf. Mes parents partaient. Il ne restait que des surveillants en blouses blanches. En un mot, une prison.

Dès les premières minutes que j’étais à l’école maternelle, j’ai compris qu’il fallait me mettre en grève. Dans mon vocabulaire alors il n’y avait pas de mot “grève”, mais cette idée même me paraissait si naturelle que j’ai refusé net le repas et j’étais couché par terre sans me lever jusqu’au moment où j’ai vu mes parents apparaître à l’horizon. Dans un certain sens, c’était un drôle de mélange de grève de protestation et de celle de la faim. Mes parents et mes éducateurs pensaient que cela passerait, mais ça s’est répété le lendemain et le surlendemain aussi.

Cela a duré ainsi jusqu’à ce que mes parents se soient persuadés que mon intimitié par rapport aux murs administratifs – était vraiment sérieuse et pour toujours. J’ai dû avoir quelques scandales, mais je suis quand même arrivé à mes fins – on m’a repris de l’école maternelle.

Après cela personne ne m’a dérangeait jusqu’à l’âge de 7 ans.

Grâce à l’école maternelle j’ai pris en haine dès le petit les régimes totalitaires, et en général tout ce qui réprime dans la personne.

Mes parents partaient au travail, mais je restais seul à la maison ou bien je me promenais dans la cour à côté de la fontaine en face du théâtre Ivan Franko. En prenant en considération mon âge un tel acte de la part des parents était assez courageux. Pas tous les parents laisseront leur enfant se promener seul à l’âge de quatre ans.

Quoi que ce soit, mais dans mon enfance je possédais une telle liberté qu’aucun enfant de mon âge se promenant près de notre maison ne connaissait. Et j’ai gardé à jamais ce sentiment surprenant et enivrant de la liberté sans bornes.

A quatre ans j’ai appris à lire librement. D’habitude dans notre famille on parlait ukrainien, mais la plupart des livres étaient en russe, voilà pourquoi j’ai commencé sans que je m’en aperçoive à lire en deux langues presque simultanément.

A cinq ans on m’a appris à nager. La méthode selon laquelle le père apprenait tous à nager était assez simple – on jetait l’enfant dans l’eau et on ne le sortait que quand il se noyait, après on le jetait de nouveau et ainsi de suite.… Jusqu’à ce que l’enfant cesse de crier d’une voix glapissante et commence à se maintenir plus ou moins sûrement à la surface.

A sept ans on m’a envoyé à l’école 117 de Kiev, se trouvant dans la rue voisine. On dit qu’à cette époque-là c’était une des meilleures écoles de Kiev, dans laquelle le pourcentage de bons professeurs était beaucoup plus élevé que celui de mauvais professeurs. Probablement j’ai eu vraiment de la chance. Mais je ne peux dire qu’une chose – je n’aimais pas l’école et j’ai poussé un soupir de soulagement quand je l’ai terminée 10 ans après.

Il y avait deux raisons de mon intimitié envers l’école – premièrement, elle me rappelait vaguement le règlement de prison à l’école maternelle, et deuxièmement, il y avait trop d’hypocrisie. Par exemple, on nous apprenait à détester le capitalisme et ne jurer que par le drapeau rouge. D’ailleurs, c’était pareil dans tout notre pays.

Après avoir terminé mes études secondaires en 1982, j’ai porté mes papiers à l’Université et après avoir réussi les examens, je suis entré à ce même bâtiment rouge de l’Université, près duquel j’étais né et dont je n’avais que des meilleurs souvenirs.

A présent à Kiev les Universités sont à chaque pas, mais en 1982 on n’en comptait qu’une seule et il était tres préstigieux d’y faire ses études. Les meilleurs professeurs de toute l’Ukraine y enseignaient et il était quand même trop difficile de devenir étudiant d’une seule Université dans la capitale.

J’ai étudié un an. En 1983 on m’a appelé sous les drapeaux. Normalement, les étudiants n’y étaient pas obligés, mais moi j’ai eu “de la chance”. Au début des années 80 l’Union Soviétique s’est engagée dans la guerre avec Afganistan et il ne suffisait pas de soldat. En d’autres mots, au début des années 80 du siècle passé on appelait sous les drapeaux tous ou presque tous. Les hommes d’Etat essayaient de calmer la population et expliquaient l’appel de masse par la manque des jeunes hommes à l’âge de conscription, par l’apparition d’un trou démographique à cause de n’importe quoi.

Je n’ai pas eu le temps de me remettre que je me suis retrouvé dans la région militaire du Caucase du Nord.

L’armée a produit sur moi une impression accablante, mais tout de même c’était plus amusant qu’à l’école maternelle. Au moins, tout était très clair et simple. On respectait beaucoup la force physique, et moi je n’étais jamais faible. Comme je n’aimais pas me soumettre dès le petit, et les commandants n’avaient plus qu’à me nommer chef d’un groupe, puis celui d’un peloton et enfin chef d’une compagnie. Venu en armée comme un simple soldat, j’ai quitté mon service comme un commandant de la compagnie en automne 1985.  

 

Pendant deux ans de mon absence, la faculté de philosophie a beaucoup changé. La quantité des étudiants a triplé, la plupart des étudiants était de province dont beaucoup n’ont pas encore compris pourquoi il leur fallait étudier la philosophie.

Quoi que ce soit, je suis revenu de l’armée dans ce même bâtiment rouge de l’Université et quatre années suivantes étaient consacrées généralement aux études.

La bourse ne suffisait pas, mais je n’avais aucune intention de demander de l’argent aux parents. J’ai préféré trouver un job quand j’étais libre. D’abord j’étais un peu ouvrier de service, après journaliste et entraîneur.

Mais tout de même mon occupation principale était les études. Quand il était le temps de choisir ma profession, j’ai choisi sans réfléchir l’histoire de la religion.

Ce sujet m’attirait toujours comme un aimant.

La chaire d’histoire de la religion était assez petite. Mes collègues étaient joyeux et raisonnables ce qu’on ne pouvait pas dire de la chaire “de communisme scientifique”. A cette période-là j’ai aimé fouiller des archives et je me suis persuadé que si l’on veut savoir son avenir, il faut d’abord apprendre à regarder le passé avec une grande attention.  

Au  printemps de 1989 j’ai terminé mes études supérieures et selon la distribution j’ai été placé à l’Institut pédagogique Dragomanov.

Heureusement l’institut se trouvait non loin de l’Université. Et il était très commode d’aller au travail. Le personnel de la chaire de philosophie était tout de même assez bon. Ce qui déplaisait c’est une obligation de remplir des tas de paperasses et donner des lections conformément au programme éducatif qui sentait naphtaline et qui était d’ailleurs fondé sur les principes du marxisme-leninisme. Ce programme causant de l’ennui aux étudiants, je tâchais de m’en écarter un peu. De temps en temps l’administration de l’institut me faisait amicalement revenir sur “un bon chemin” et insistait pour que je donne des cours conformément au programme d’Etat et bien sûr sans désinvoltures.

Après avoir travaillé juste un an à l’institut pédagogique, je suis entré en fonction de maître assistant de la chaire de lutte à l’institut de la culture physique.

Ayant créé à la chaire de lutte le département des arts de combats chinois WU SHU, au printemps de 1991 j’ai pris le large.

Après 1991 mes travaux se succédaient, j’ai changé de profession plus d’une fois. Quoi que je fasse, j’ai toujours voulu que ma vie soit brillante, intéressante et pleine d’émotions. Si on décompose ma vie en parties, les plus grandes parties seront “le business”, “le sport”, “la littérature” (à mon avis, dans ce chapitre on peut inclure ce qui est lié au mot “la science”), “la politique”…

Il y a encore une facette de ma vie dont les journalistes me demandent souvent. C’est ma Famille et ma vie privée.  

D’habitude je tâche d’éviter toutes les conversations à ce sujet parce que chaque personne à mon avis a le droit d’avoir quelque chose de profondément privé, ce qu’on ne peut pas mettre à l’étalage à la portée de tous. Ma Famille est mon Temple, c’est ce qui remplit de sens ma vie sur la Terre. Et dans mon Temple il n’y a pas de place pour des oisifs et des curieux. Je crois que celui qui a une Famille pourra me bien comprendre.

 

 

 II. Business

 

Richard Wagner a dit: “L’argent c’est la liberté”. Un autre grand Allemand Erich Maria Remark a ajouté: “L’agent c’est la liberté forgée en or”.

Quelques personnes de ma connaissance me croient businessman, d’ailleurs très réussi. Probablement, ils en ont raison.

L’argent m’était nécessaire pour me sentir libre et indépendent dans ce monde, pour me réaliser au maximum sur la Terre. L’argent n’était jamais pour moi la fin en soi et mes moyens financiers avaient peine à suivre mes rêves, mes désirs et mes aspirations… Voilà pourquoi je ne suis pas arrivé à mettre de côté de l’argent comme la plupart des personnes de mon âge.

J’ai déjà mentionné mon activité de travail pendant mes études à l’Université. C’était très instable et à temps partiel. En effet, le job le plus constant dans une période d’étudiant était mon poste de reporter dans un journal “Vetcherniy Kiev”. Pendant six mois je rédigeais héroïquement la colonne dans le journal susnommé. Mon petit article sur la télévision et l’art de cinéma paraissait une fois par semaine.

J’ai déjà dit quelques mots sur l’institut pédagogique et celui de la culture, mais je doute qu’on puisse appeler ce travail le business.

En enseignant le matin et l’après-midi dans les Écoles supérieures susnommées, le soir j’avais un travail supplémentaire en qualité d’entraîneur à la société sportive “Dynamo”. D’abord je dirigeais la section de WU SHU, puis avec les adhérents j’ai organisé l’école sportive WU SHU.

Les annees ultérieures dans la lutte pour le papier-monnaie, j’ai dû rouler ma bosse dans plusieurs structures commerciales, et comme résultat je suis devenu un assez bon manager.

A partir de 1992 à 1995 j’ai été président du Conseil des Directeurs à la “Première Compagnie internationale d’assurance”. Pendant trois ans incomplets que j’ai passé à la compagnie d’assurance, elle était tout le temps ébranlée par les tremblements de portée locales. On apprenait à faire du business, on se disputait et on se réconciliait, on faisait des fautes et on les corrigeait. On s’avançait essentiellement par intuition, d’ailleurs comme tout le pays qui du socialisme a soudain décidé de passer sur les rails capitalistes, au capitalisme qu’on nous apprenait à détester dès l’enfance pendant la période du “socialisme développé”.

En 1995 après une réorganisation suivante de la compagnie d’assurance, j’ai occupé le poste du vice-président à la compagnie de navigation aérienne "Vita" et j’y ai travaillé avec des interruptions insignifiantes jusqu’à 2001.

En 1995 dans les murs de l'Institut de la philosophie j'ai soutenu ma thèse sur l'histoire de la religion. Ma thèse ne se rapporte pas au paragraphe le "business", mais, en étant repoussé de la chronologie des événements, j'ai décidé d’en parler ici. J’ai travaillé ma thèse quelques ans, et sa soutenance est devenue pour moi un bilan final, comme le résultat du travail fait.

En mai 2001 on m’a invité à travailler au centre commercial Petcherskiy. D'abord comme le vice-président du conseil d'administration, mais puis (dès le juillet 2001) - le Président du conseil d'administration. En avril 2003 le délai de mon contrat a expiré, et j’ai quitté le commerce, m’étant définitivement persuadé que moi et le commerce – ce sont les notions incompatibles.

Après le mois d’avril 2003 je jouais le rôle du manager et du consultant dans quelques petits projets commerciaux, j’aidais mes amis dans leur travail, je faisais de l’activité scientifique en travaillant comme chef du département de sociologie à l’Institut des relations sociales et culturelles de Kiev. En 2004 j’ai travaillé quelques temps au Ministère des finances comme sous-directeur du combinat polygraphique “Ukraine”

Le business seul si on en fait professionnellement est une chose assez intéressante, pourtant si j’avais assez d’argent je ne perdrais jamais ma vie sur cela.

 

                     Extrait de l’interview d’Andrew V. Kudin donné par lui à l’hebdomadaire     ukrainien d’affaires “Galitskiy Kontrakti” en novembre 2000:

 

" Naturellement, un grand travail social, et la mode de vie demandent les moyens considérables. Comme le cofondateur de quelques entreprises, Andrew V.Kudin participe à leur travail en différentes qualités - de l'expert à plenning-manager et le vice-président. Il etudie les business-projets pour les structures commerciales, en utilisant essentiellement son expérience personnelle, celle d’entrepreneur ainsi que celle de vie.

 

- Dites, la philosophie orientale influence la conscience du businessman ? Bien que l'Est soit associé près de la plupart avec contemplation, la résignation, l’inaction...

 

- Pas tout à fait ainsi. Aucune des religions orientales n’appelle à l’inactivité et à la contemplation.  Malheureusement, la plupart des businessmen, que j’ai dû rencontrer dans la vie, fait l'argent ou en raison du désir d'en avoir le plus possible, ou pour correspondre à quelque image de la personne réussie, ne pas être plus mauvais que les autres. Ces désirs sont très forts et font souvent presque tout l'intérieur de tels gens. L'argent pour eux - la valeur absolue, la mesure du succès, la mesure du jugement porté sur soi-même.

La richesse, la reconnaissance, les valeurs matérielles - tout cela est assez illusoire. Si la personne ne voyait à la vie que cela, misait exceptionnellement sur les valeurs matérielles, la perte de ces valeurs l’ amène inévitablement à l'échec intérieur, jusqu'au  suicide.

Je suis plus incliné d’examiner l'argent comme un des moyens pour l'acquisition des buts ne se trouvant pas dans le plan financier. La perception "Orientale " du monde aide à voir la vie plus profondément, trouver dans elle les valeurs effectivement éternelles, qui ne dépendront pas des circonstances extérieures. Si on ne tient pas l’argent au point, mais le but, l'argent se produit seulement comme le moyen pour atteindre le but. Et pas moyen unique. Alors, s'il y a des circonstances défavorables du point de vue monétaire, le but reste tout de même le but, mais les moyens de son acquisition se trouveront toujours.

- C'est-à-dire, contrairement à la recommandation populaire "ne jurer de rien", vous pouvez affirmer que la besace ne vous menace pas ?

- La besace menace à chacun. Et personne ne peut donner la garantie de ce qu'à quelque étape de la vie il peut se trouver sans un sou. Cependant je veux dire que si dans la personne il y a quelque chose qui est incommensurablement plus haut, que les valeurs matérielles ordinaires, après un certain temps il peut recevoir de la vie tout ce à quoi il aspire.

Le livre de Kudin "Comment survivre dans la prison", si étrange que ce soit, on peut tout à fait appeler aussi le projet réussi d'édition commercial. Les deux tirages se sont vendus pendant deux mois sans restes, on négocie de nouvelles publications. À présent Andrew travaille sur de nouveaux livres. Il participe avec la passion au travail sur les projets d’Internet. Il fait les programmes pour la radio "Liberté". Et enfin, il écrit les business-projets pour les entreprises et d'autres structures…"

 

 

 

 III.Le Sport

 

            J’ai commencé à faire du sport encore à l’école. Ayant essayé quelques aspects du sport - tels que les échecs, la boxe, la lutte du sambo et les combats singuliers orientaux, je me suis arrêté sur les combats singuliers orientaux. En regardant en arrière, je vois - tout ce dont je m'occupais dans la vie, complète extraordinairement l'un l'autre. Les échecs apprennent à penser correctement, mais les aspects divers de la lutte - la réalisation de la mentalité d'échecs dans le combat réel avec l'adversaire réel, qui veut t’expédier au knock-out au sens propre de ce mot, mais pas au sens figuré.

             J'étudiais les arts de combat chinois WU SHU chez les meilleurs maîtres travaillant dans ces années-là en Ukraine et en Russie, mais après avoir terminé avec succès les cours de deux ans de la langue chinoise je suis parti pour perfectionner ma maîtrise dans le pays natal de WU SHU - en Chine. J’ai suivi les cours de l'enseignement à l'académie des arts de combat au couvent Shaolin, j’étais le membre d’honneur de l'Association Ou Chan Si de la province Heyluntszian (République Populaire de Chine).

            Parmi mes élèves - les champions du premier et du dernier championnat de la jeunesse de l'URSS dans WU SHU, ayant lieu à Turkménistan la veille de la désagrégation de l'URSS sur soi-disant "les Etats indépendants".

            La connaissance des doctrines religieuses-philosophiques de l'Est m’a beaucoup aidé dans l'étude et la compréhension des combats singuliers orientaux. Comme j'écrivais déjà plus haut, en 1990 on m'a invité à l'institut de la culture physique au poste du maître - assistant de la chaire de la lutte, où j’ai créé la branche des arts de combat chinois WU SHU. Dans ces années-là j'étais le plus jeune (selon l'âge) maître - assistant travaillant dans l'école supérieure en Ukraine.

            Au printemps de 1991 j'ai laissé le travail d'entraîneur. J'ai eu la possibilité de faire du sport non pour gagner de l'argent, mais exceptionnellement pour le plaisir personnel.

            Le sport – est une partie indissoluble de ma vie. Je suis persuadé qu'il n'y a pas de meilleur moyen pour le retrait du stress et de la fatigue psychologique, que le bon entraînement dans la salle de sport ou au stade.

 

IV.La politique.

 

Je dois me heurter assez souvent aux gens, qui croient sérieusement que la politique ne les regardent point. Probablement, eux-mêmes, ils n'ont pas de rapport à la politique, mais la politique a toujours vers eux le rapport le plus direct.

Personnellement moi je n’étais jamais indifférent, dans quelle société et dans quel pays je vis. J'aspirais toujours à rendre meilleur le monde qui m'entourait, c'est pourquoi moi comme mon père je prenais toujours une part active à la vie publique et politique du pays.

 

 

Andrew V.Kudin se produisait plus d'une fois avec les articles critiques dans les médias. Pendant un certain temps il dirigeait l'Internet-édition “le Regard pour l'Ukraine", participait aux programmes de la radio" Liberté" et "l'onde Nationale" (Etats-Unis), où il parlait des problèmes liés à la violation des droits de l’homme en Ukraine, il était un des participants et organisateurs du pont de New York - Kiev.

 

De l’interview au journal “Camarade” en juillet 2000:

   “...on peut changer tout, mais il ne faut pas ressembler aux esclaves silencieux. Plusieurs se taisent, parce qu'ils ont peur pour eux-mêmes, pour leurs parents et leurs proches, parce qu’ils ne croient il y a bien longtemps ni à la justice, ni aux fables sur l’Etat "démocratique et juridique" que l’on construit. Cependant, si nous nous cachons peureusement dans les coins, - alors il ne changera vraiment rien et l'Ukraine se transformera inévitablement en Etat totalitaire sous sa forme la plus laide et cruelle. Il est stupide de compter sur l’aide du dehors. Seulement de nous-mêmes dépend ce dans quel pays et comment nous allons vivre".

 

            En 2001 le fonds de bienfaisance de la mémoire d’Oleksi Tikhiy a récompensé Andree V. Kudin d’un Diplôme pour le livre "Comment survivre dans la prison" et les actions actives de la protection des droits de l’homme en Ukraine.

            En 2002 Andrew V.Kudin était élu député de l’arrondissement Pecherskiy de Kiev. La circonscription électorale, dans laquelle on élisait Andrew, était considérée traditionnellement comme prokommuniste. Andrew V. Kudin était le premier non communiste, qui s’est présenté comme le sans-parti et a vaincu aux élections à cette circonscription. À présent Andrew V.Kudin comme le député de l’arrondissement Pecherskiy de Kiev travaille à la commission du contrôle sur l'observation de la légitimité et le droit juridique dans la capitale de l'Ukraine.

            En 2002 le maire de Kiev a récompensé Andrew V. Kudin d’un Diplôme d'honneur et d’une montre nominative.

            En septembre 2002 il a ete récompensé d'un ordre du Sacré Grand Prince Vladimir considéré par l’Eglise ortodoxe comme Egal aux apôtres (III degré) pour les mérites devant l'Eglise orthodoxe d'Ukraine, et en 2003 - le Diplôme d'honneur.

 

             Parfois, quand je me sens triste, je m'assois sur le banc et regarde les enfants jouer sur le terrain de jeux pour enfants que j'ai construit tout au centre de Kiev. Je ne connais pas ces enfants, et les enfants ne savent pas qui a construit pour eux ce terrain. Mais est-ce que c’est l’essentiel ? L'essentiel c’est que j’ai réussi à rendre quelqu'un plus heureux.

 

V.La littérature, la philosophie, la religion.

 

            De tous les paragraphes mis en relief plus haut pour moi celui-ci est le principal. Je rêve à ce temps, quand je pourrai tranquillement mettre de côté toutes les affaires et me consacrer entièrement à la littérature, à la science, à la Famille.

            Quand je m'assois devant mon bureau et je commence à écrire – je ressens physiquement comment je plonge dans d'autres mondes. J'entends les voix des personnages de mes livres, je vois les événements dont j'écris. Je vois ces événements si vivement et si distinctement que parfois il m'est difficile de comprendre qui est plus réel - ce qui m'entoure dans la vie quotidienne ou ce que je vois quand j'écris.

            La littérature est le pont pour l'esprit en d'autres mondes aussi réels que ce monde où se trouve le corps. Le mouvement sur ce pont ressemble à la méditation. Pour moi il n’y a rien de plus beau que les instants quand je peux écrire, en m'immergeant avec chaque nouveau mot écrit de plus en plus profondément à l'oubli, à la transe….

            Mes sentiments s'aggravent en devenant plus vifs que les éclats de la glace et du verre….              Je vois les mondes surprenants. Là je peux être moi-même car dans la vie journalière il est beaucoup plus difficile de l’être. Seulement dans ces mondes, dans une autre dimention de l'être, je peux être vraiment heureux.

 

            Vous voulez savoir comment je suis ? C'est très simple. Mon monde et moi-même en ce que j’ai écrit. Celui qui a lu mes livres m’a vu.

 

 




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